Mise en récit : comment construire une vision territoriale fédératrice ?
À l’occasion de la seconde édition des rencontres nationales de la transition écologique dans les territoires (RNTE), organisées le 17 septembre dernier dans le cadre de la CoMmunauté Ecologie et TErritoires, la CNCD a animé un atelier consacré à la construction d’une vision territoriale fédératrice au service de la coopération des acteurs.
Au cœur des échanges, une question : comment la mise en récit peut-elle contribuer à porter une vision fédératrice du développement territorial ?
Pour l’explorer, deux démarches ont été mises en dialogue : Iparralde 2040, portée par le Conseil de développement du Pays Basque, et « Parcours de vie », développée par IdéÔ Mauges dans le cadre de l’élaboration du SCoT de Mauges Communauté.
Partir du vécu pour rendre l’avenir du territoire plus concret
Les deux expériences ont montré l’intérêt de partir des vécus, usages et aspirations des habitants, plutôt que d’une vision du territoire déjà écrite.
Dans les Mauges, des parcours de vie ont été incarnés par des comédiens à travers des scènes de théâtre d’improvisation, pour montrer très concrètement les effets des transformations du territoire sur le quotidien.
Au Pays Basque, Iparralde 2040 s’est appuyé sur une démarche d’aller-vers pour recueillir une diversité de vécus et d’aspirations et les mettre en regard des nombreux diagnostics déjà existants.
Faire une place à la pluralité… et aux désaccords
Un autre enseignement est ressorti fortement : une vision fédératrice n’est pas nécessairement un récit unique et consensuel.
Construire un récit territorial suppose de se demander qui participe à sa construction et quelles paroles restent absentes. Cela nécessite d’aller chercher les vécus habituellement moins entendus, mais aussi d’accepter que plusieurs représentations de l’avenir puissent coexister.
La mise en récit peut ainsi permettre de faire apparaître les convergences mais aussi les désaccords, pour en faire une matière de discussion plutôt que chercher à les effacer.
Du récit au faire ensemble
La mise en récit prend tout son sens lorsqu’elle ne s’arrête pas à la restitution. Les expériences présentées ont montré l’importance de conserver cette matière, de la faire vivre et de l’utiliser pour nourrir de nouvelles réflexions et coopérations.
Les participants ont notamment identifié plusieurs conditions pour y parvenir : l’aller-vers, l’écoute, l’expertise d’usage, l’approche sensible, la confiance, la coopération et la capacité à faire une place au désaccord.
La mise en récit peut ainsi contribuer à faire émerger une vision fédératrice, non pas en cherchant à raconter tous la même histoire, mais en créant les conditions pour mettre en dialogue différents vécus du territoire et construire des perspectives d’action communes.
Retrouvez les témoignages d’IdéÔ Mauges et du Conseil de développement du Pays Basque, ainsi que l’intégralité des échanges, dans le replay de l’atelier.
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